teniamo il segno

Proviamo ad imparare a tenere il segno.
Cerchiamo di memorizzare tutto quello che vediamo, ascoltiamo e ci interessa.
Un buon metodo è appuntare, segnare dei codici, dei segnali di memorizzazione il più personali possibile.
Possiamo a questo proposito utilizzare piccoli taccuini (ormai quasi un ricordo dei tempi passati), un agenda o  anche promemoria  elettronici.
Una buona  abitudine per tenere allenato il processo di memorizzazione  è la classica lettura dei libri o anche  dei semplici fumetti che popolando il cervello di personaggi, luoghi e parole nuove ci costringono a rimuginare  e, infine, a dover creare un sistema di memorizzazione forzato grazie al quale collochiamo negli "scaffali della memoria" le cose che ci capita di incontrare.

Provate un esercizio: qui di seguito trovate la famosa favola di capuccetto rosso originale in lingua francese, completa della seconda parte dell'avventura della bimba con il lupo antagonista, ecco, provate a leggere le due piccole storie ed immediatamente a memorizzare  l'ordine di apparizione dei personaggi, cosa fanno e la morale delle due favolette.
Dopo qualche giorno  a scuola o a tavola, in famiglia, provate  a  raccontare le storie, vedrete che miracolosamente le ricorderete meglio di prima ed  anche se non conoscete il francese riuscirete a non annegare in questo mare di novità.
LE PETIT CHAPERON ROUGE

Il était une fois une petite fille que tout le monde aimait bien, surtout sa grand-mère. Elle ne savait qu'entreprendre pour lui faire plaisir. Un jour, elle lui offrit un petit bonnet de velours rouge, qui lui allait si bien qu'elle ne voulut plus en porter d'autre. Du coup, on l'appela Chaperon Rouge. Un jour, sa mère lui dit: "Viens voir, Chaperon Rouge: voici un morceau dele petit chaperon rougegâteau et une bouteille de vin. Porte-les à ta grand-mère; elle est malade et faible; elle s'en délectera; fais vite, avant qu'il ne fasse trop chaud. Et quand tu seras en chemin, sois bien sage et ne t'écarte pas de ta route, sinon tu casserais la bouteille et ta grand-mère n'aurait plus rien. Et quand tu arriveras chez elle, n'oublie pas de dire "Bonjour" et ne va pas fureter dans tous les coins." 

"Je ferai tout comme il faut," dit le Petit Chaperon Rouge à sa mère. La fillette lui dit au revoir. La grand-mère habitait loin, au milieu de la forêt, à une demi-heure du village. Lorsque le Petit Chaperon Rouge arriva dans le bois, il rencontra le Loup. Mais il ne savait pas que c'était une vilaine bête et ne le craignait point. "Bonjour, Chaperon Rouge," dit le Loup. "Bonjour, Loup," dit le Chaperon Rouge. "Où donc vas-tu si tôt, Chaperon Rouge?" - "Chez ma grand-mère." - "Que portes-tu dans ton panier?" - "Du gâteau et du vin. Hier nous avons fait de la pâtisserie, et ça fera du bien à ma grand-mère. Ça la fortifiera." - "Où habite donc ta grand-mère, Chaperon Rouge?" - "Oh! à un bon quart d'heure d'ici, dans la forêt. Sa maison se trouve sous les trois gros chênes. En dessous, il y a une haie de noisetiers, tu sais bien?" dit le petit Chaperon Rouge. Le Loup se dit: "Voilà un mets bien jeune et bien tendre, un vrai régal! Il sera encore bien meilleur que la vieille. Il faut que je m'y prenne adroitement pour les attraper toutes les eux!" Il l'accompagna un bout de chemin et dit: "Chaperon Rouge, vois ces belles fleurs autour de nous. Pourquoi ne les regardes-tu pas? J'ai l'impression que tu n'écoutes même pas comme les oiseaux chantent joliment. Tu marches comme si tu allais à l'école, alors que tout est si beau, ici, dans la forêt!" 

Le Petit Chaperon Rouge ouvrit les yeux et lorsqu'elle vit comment les rayons du soleilcappuccetto rosso nel bosco dansaient de-ci, de-là à travers les arbres, et combien tout était plein de fleurs, elle pensa: "Si j'apportais à ma grand- mère un beau bouquet de fleurs, ça lui ferait bien plaisir. Il est encore si tôt que j'arriverai bien à l'heure." Elle quitta le chemin, pénétra dans le bois et cueillit des fleurs. Et, chaque fois qu'elle en avait cueilli une, elle se disait: "Plus loin, j'en vois une plus belle," et elle y allait et s'enfonçait toujours plus profondément dans la forêt. Le Loup lui, courait tout droit vers la maison de la grand-mère. Il frappa à la porte. "Qui est là?" - "C'est le Petit Chaperon Rouge qui t'apporte du gâteau et du vin." - "Tire la chevillette," dit la grand-mère. "Je suis trop faible et ne peux me lever." Le Loup tire la chevillette, la porte s'ouvre et sans dire un mot, il s'approche du lit de la grand-mère et l'avale. Il enfile ses habits, met sa coiffe, se couche dans son lit et tire les rideaux. 

Pendant ce temps, le petit Chaperon Rouge avait fait la chasse aux fleurs. Lorsque la fillette en eut tant qu'elle pouvait à peine les porter, elle se souvint soudain de sa grand-mère et reprit la route pour se rendre auprès d'elle. Elle fut très étonnée de voir la porte ouverte. Et lorsqu'elle entra dans la chambre, cela lui sembla si curieux qu'elle se dit: "Mon dieu, comme je suis craintive aujourd'hui. Et, cependant, d'habitude, je suis si contente d'être auprès de ma grand-mère!" Elle s'écria: "Bonjour!" Mais nulle réponse. Elle s'approcha du lit et tira les rideaux. La grand-mère y était couchée, sa coiffe tirée très bas sur son visage. Elle avait l'air bizarre. "Oh, grand-mère, comme tu as de grandes oreilles." - "C'est pour mieux t'entendre!" - "Oh! grand-mère, comme tu as de grands yeux!" - "C'est pour mieux te voir!" - "Oh! grandcappuccetto rosso e il lupo-mère, comme tu as de grandes mains!" - "C'est pour mieux t'étreindre!" - "Mais, grand-mère, comme tu as une horrible et grande bouche!" - "C'est pour mieux te manger!" À peine le Loup eut-il prononcé ces mots, qu'il bondit hors du lit et avala le pauvre Petit Chaperon Rouge. 

Lorsque le Loup eut apaisé sa faim, il se recoucha, s'endormit et commença à ronfler bruyamment. Un chasseur passait justement devant la maison. Il se dit: "Comme cette vieille femme ronfle! Il faut que je voie si elle a besoin de quelque chose." Il entre dans la chambre et quand il arrive devant le lit, il voit que c'est un Loup qui y est couché. "Ah! c'est toi, bandit!" dit-il. "Voilà bien longtemps que je te cherche." Il se prépare à faire feu lorsque tout à coup l'idée lui vient que le Loup pourrait bien avoir avalé la grand-mère et qu'il serait peut-être encore possible de la sauver. Il ne tire pas, mais prend des ciseaux et commence à ouvrir le ventre du Loup endormi. À peine avait-il donné quelques coups de ciseaux qu'il aperçoit le Chaperon Rouge. Quelques coups encore et la voilà qui sort du Loup et dit: "Ah! comme j'ai eu peur! Comme il faisait sombre dans le ventre du Loup!" Et voilà que la grand-mère sort à son tour, pouvant à peine respirer. Le Petit Chaperon Rouge se hâte de chercher de grosses pierres. Ils en remplissent le ventre du Loup. Lorsque celui-ci se réveilla, il voulut s'enfuir. Mais les pierres étaient si lourdes qu'il s'écrasa par terre et mourut. 

Ils étaient bien contents tous les trois: le chasseur dépouilla le Loup et l'emporta chez lui. La grand-mère mangea le gâteau et but le vin que le Petit Chaperon Rouge avait apportés. Elle s'en trouva toute ragaillardie. Le Petit Chaperon Rouge cependant pensait: "Je ne quitterai plus jamais mon chemin pour aller me promener dans la forêt, quand ma maman me l'aura interdit." 


On raconte encore qu'une autre fois, quand le Petit Chaperon Rouge apportait de nouveau de la galette à sa vieille grand-mère, un autre loup essaya de la distraire et de la faire sortir du chemin. Mais elle s'en garda bien et continua à marcher tout droit. Arrivée chez sa grand-mère, elle lui raconta bien vite que le loup était venu à sa rencontre et qu'il lui avait souhaité le bonjour, mais qu'il l'avait regardée avec des yeux si méchants: "Si je n'avais pas été sur la grand-route, il m'aurait dévorée!" ajouta-t'elle. "Viens," lui dit sa grand-mère, "nous allons fermer la porte et bien la cadenasser pour qu'il ne puisse pas entrer ici." Peu après, le loup frappait à la porte et criait: "Ouvre-moi, grand-mère! c'est moi, le Petit Chaperon Rouge, quibellissima immagine di cappuccetto rosso nel boscot'apporte des gâteaux!" Mais les deux gardèrent le silence et n'ouvrirent point la porte. Tête-Grise fit alors plusieurs fois le tour de la maison à pas feutrés, et, pour finir, il sauta sur le toit, décidé à attendre jusqu'au soir, quand le Petit Chaperon Rouge sortirait, pour profiter de l'obscurité et l'engloutir. Mais la grand-mère se douta bien de ses intentions. "Prends le seau, mon enfant," dit-elle au Petit Chaperon Rouge, "j'ai fait cuire des saucisses hier, et tu vas porter l'eau de cuisson dans la grande auge de pierre qui est devant l'entrée de la maison." Le Petit Chaperon Rouge en porta tant et tant de seaux que, pour finir, l'auge était pleine. Alors la bonne odeur de la saucisse vint caresser les narines du loup jusque sur le toit. Il se pencha si bien en tendant le cou, qu'à la fin il glissa et ne put plus se retenir. Il glissa du toit et tomba droit dans l'auge de pierre où il se noya. Allègrement, le Petit Chaperon Rouge regagna sa maison, et personne ne lui fit le moindre mal.


Voici la différence  entre la fable et le conte

La fable, elle, a une portée moralisatrice, tandis que le conte ne recherche pas fondamentalement ce but. Au contraire, il tend à initier le lecteur ou l’auditeur à la sagesse ancestrale et universelle qui transpose la mythologie première des origines de l'humanité. De là, cet humanisme profond qu’exprime la philosophie exaltée par le conte en tant que genre littéraire le plus proche de l'homme indépendamment de sa culture, de son vécu et de son savoir intrinsèque.

La fable use des animaux comme des personnages imaginaires pour établir la distance entre la réalité et la fiction, toutefois aussi, elle se sert d'animaux comme alibi dans un élan de dérision et d'humour. La fable est une critique sociale. La vérité masquée est souvent une de ses raisons d'être. Le conte est l'exaltation de l'imaginaire social. Dans la fable, on use de l'humour, de la dérision pour mieux dénoncer les erreurs, les incompétences et même les méfaits de gouvernants face au peuple. C'est une satire sociale profonde quoique cachée d’une société où règnent l'hypocrisie, la tyrannie et l'arbitraire du monarque.

Le conte use aussi de l'humour et de la dérision, avec un objectif différent, celui d'amuser et de distraire. Ce sont aussi les buts de la fable. Quant à l'utilisation des animaux dans le conte, ils interviennent comme des personnages réels, dotés de qualités et de défauts, jouissant parfois de mêmes aptitudes que les êtres humains. Ils peuvent dès lors posséder des pouvoirs prodigieux et maléfiques sur la vie de l'homme, sur sa destinée. Rôle qu'ils n'ont pas dans les fables.

Dans le conte, il n'y a pas de moralité plaquée sur le récit. Parfois, il arrive cependant qu'elle se dégage d'elle-même, à l'insu du narrateur. Le décor varie dans un conte oral, mais ne bouge plus dans un conte écrit. Il s'inspire de ce qui est beau, surprenant et exceptionnel pour amplifier et surpasser le réel. Le décor de la nouvelle ou du roman est toujours réaliste, proche du quotidien.